Quelques services français (ou attirant la population francophone) a Londres en 1916

 

Appartements meublés – H WARD & CO – Oxford Circus
Blanchisseries – J. VERNIER & CO – Fitzroy Square
Bijouterie – MAPPIN & WEBB – Oxford Street
Charcuterie – J. LAUNAY – Charing Cross
Cigarettes – VALLORA
Corsets – Maison Soum Ltd. – Regent Street, Brompton Road
Dentiste – Dr. F Walton – Southampton
Epicerie – J BOURBON – Oxford Street
Montres – La Montre Ingersoll
Restaurants Français
– Hotel Restaurant de la Tour Eiffel – Tottenham Court Road
– Abrahamsons – Oxford Street
Tailleur – Léon Canonne – Piccadilly Circus

Map of french shops in London 1916

 

Comme on peut le voir d’apres les adresses et sur la carte, tous ces services étaient situés au centre de Londres autour de Soho, ils étaient donc facilement accessibles .

Les emplois de notre liste montrent que la plupart des services étaient indispensables à la vie quotidienne (nettoyage par exemple) et facilitaient la vie des Français émigrés. En 2016, ces servcees existent toujours en 2016 (on  peut penser au centre médicale a Hammersmith, a la Librairie La Page, aux épiceries spécialisées en produits français sur Bute Street).

Néanmoins, certains des services proposés en 1916 sont démodés de nos jours, par exemple les fabricants / vendeurs de corsets et les tailleurs sont rares.

Aujourd’hui, l’essor des services français est surtout concentré au quartier de South Kensington, dû au Lycée Français qui s’y trouve.

Halima (Newham Sixth Form College) & Léonie (lycée francais Charles de Gaulle)

Pharmacie française tenue par un Allemand à Londres en 1915

Cet article date du 6 février 1915. Il a été publié pendant la première guerre mondiale dans La Chronique de Londres.  Le journaliste décrit le cas d’une pharmacie achetée par un Allemand. L’article exprime des opinions négatives sur les Allemands qui habitaient en Angleterre à cette époque.  Le journaliste explique que les clients londoniens, comprenant que le propriété de la pharmacie était allemand  « avaient déjà déserté sa boutique ».Cela montre le patriotisme contre les Allemands durant la Première Guerre Mondiale.

Mais, pour sauver sa pharmacie de la faillite et afin de cacher son identité à ses clients, le propriétaire allemand a décidé de mettre un panneau sur lequel on peut lire « pharmacie Française » !!

Le journaliste français déplore cette pratique : «  il serait cependant regrettable que  les bons Français, Anglais ou Belges, trompés par cette manœuvre de notre habile apothicaire, aillent porter leur argent dans la poche d’un Allemand au détriment des autres pharmacies des nations alliées. »

Le fait que le propriétaire soit un Allemand naturalisé Anglais ne change rien à l’opinion hostile du journaliste : « tout en étant naturalisé, notre nouvel Anglais est demeuré un vrai Allemand qui ne se gène pas, suivant les circonstances, de souhaiter ou d’annoncer la victoire de Guillaume. »

En 1914-1918, la guerre se joue aussi parmi les professions médicales.

Billet rédigé par Mehk Syed, élève au  Newham Sixth Form College.

La création des lycées français de Londres en Janvier 1915

 

En couverture de La Chronique de Londres du samedi  23 Janvier 1915, Maurice Froyez consacre un article aux lycées français de Londres dont la création a été achevée cette semaine-là.

lycee francais creation Chronique 23 Jan 1915

Le journaliste précise la fonction de ces établissements : « Il donne l’instruction française aux fils de nos compatriotes, résidant loin de la mère patrie, afin de les préparer aux examens indispensables pour les différents  Mandarinades  (sic) dont le baccalauréat est la clé de notre pays. Sans cet établissement secondaire, les parents se trouveraient dans la nécessité de soit d’envoyer leurs enfants au collège loin d’eux sur le continent, soit de négliger l’éducation qu’ils ont à cœur  de leur donner. » Ce paragraphe nous informe que les Français peuvent être instruits dans l’établissement pour être préparés au baccalauréat. Surtout, le lycée est décrit comme un pont entre la France et l’Angleterre « depuis trop longtemps séparés par des malentendus séculaires. » Plus loin, le journaliste déclare : «  le lycée français aidera plus que tout autre [activité] à cette œuvre de rapprochement, » dans la droite lignée de l’Entente Cordiale, mise en place par Paul Cambon, qui est remercié à ce propos dans l’article.

Maurice Foyez explique aussi dans un autre paragraphe que l’établissement n’est pas réservé aux francophones : « Un Lycée Français assure également sur place aux fils d’étrangers une plus parfaite connaissance de notre langue et de notre domaine intellectuel ; il leur donne la curiosité de notre littérature et de nos sciences. »

« les Français ont une déplorable habitude surtout à l’étranger (nous sommes entre nous je puis bien le dire) c’est celle de ne pas vouloir se sentir les coudes (sic) ; chacun veut tirer la couverture de son côté, sans s’occuper du voisin, dont il se méfie d’avance… C’est un fait que j’ai été trop souvent amené à constater »

Puis, le journal dit que la création fut financièrement difficile ; il fallut, de plus, trouver un local approprié pour accueillir les élèves. Ce fut un défi d’autant plus grand que, selon Froyez, « les Français ont une déplorable habitude surtout à l’étranger (nous sommes entre nous je puis bien le dire) c’est celle de ne pas vouloir se sentir les coudes (sic) ; chacun veut tirer la couverture de son côté, sans s’occuper du voisin, dont il se méfie d’avance… C’est un fait que j’ai été trop souvent amené à constater » En lisant cette dernière phrase, j’ai pensé que les auteurs d’articles de ces temps-là  donnaient leur avis sur les choses alors que dans nos jours la presse est moins incisive. Le journaliste continue son analyse et reconnait l’importance des Anglais qui aident à pérenniser les institutions françaises : « Les œuvres intellectuelles françaises ne pourraient guère vivre en dehors de la métropole si elles n’étaient soutenues que par nos compatriotes. »

Billet rédigé par Martin de Montille, élève de 6ème au lycée français Charles de Gaulle de Londres

Adverts in the Francophone press published in London during the First World War

Adverts in 1915 were used differently to how they are used in today’s newspapers. One massive difference is how one page included a variety of adverts. The adverts were very different from each other: we see adverts about dentists to the ones about alcohol. Based on what we can observe in La Chronique de Londres, the majority of articles were about cigarettes and alcohol. One can imagine that the pressure  from the war pushed Londoners to consume more tobacco and spirits hence why adverts of that type were mostly present. But before the war, tobacco, wine and spirits were products imported from and associated with France. According to the newspapers we’ve looked at, this remained the case during the war.

pharmacies in london.jpg

Most adverts contained a lot of writing but had different fonts, which might have been used to attract the readers’ attention. Here is an example from La Chronique de Londres:

ad different font ww1 project

Finally, we discovered well-known brands in the pages of La Chronique.  Below, we see the famous brand that is still very known till today: Nestlé. As we can see at the bottom, the logo is extremely visible; it is the biggest on the page, putting emphasis on the importance of milk. The complexity of the design (compared to the other ads) also suggests that Nestlé had more money to invest in marketing than the other brands advertised in this page.

nestle ww1 project

Post written by Halima and Aisha, students at Newham Sixth Form College.

 

Formation de la première section des « Camelots de France.»

 

Pour améliorer la diffusion du jeune Cri de Londres, les éditeurs mettent en place le projet ‘Camelot de France’, en référence aux  Camelots du Roi, les crieurs de rue qui vendaient le journal de l’Action Française. Toutes les personnes voulant aider le Cri de Londres pouvaient le faire de façon assez pratique : en échange de 3 shillings, le directeur du Cri de Londres envoyait 100 numéros du jour ainsi que quelques affiches à placarder afin que les Camelots puissent vendre et promouvoir le journal dans les rue de Londres.
Les meilleurs vendeurs auront l’honneur d’avoir leur nom inscrit au « Tableau d’Honneur de la Section.»
Le meilleur Camelot à cette période est Paul Raindernais, un garçon de 14 ans, vivant au 140 High Street, Camden Town. Il est suivi par Roger Grabaud, âgé pour sa part de 13 ans et résidant au 6 Southampton Street Fitzroy Square.

L’administrateur du Cri de Londres et conseiller du commerce exterieur de la France Victor Niox note que tous deux rapportent entre 3 et 4 shillings and 6 pence « à leurs mamans. »
Le journal espère que la première section des Camelots de France se composera de 100 membres.

shilling

Un shilling de 1914. Source:

http://www.yorkcoins.com/md436_%E2%80%93_great_britain,_george_v_%281910-1936%29,_silver_shilling,_1914.htm

Billet rédigé par Antoine Mignon.

 

HOMES WANTED FOR FRENCH REFUGEES – October 1914

From the committee of the French Relief Fund, 83, Pall Mall, London, comes an earnest appeal for co-operation in assisting to find hospitable English homes for a large number of unfortunate French women and children whose homes have been devastated or who are in a state of destitution owing to the war. All offers to accommodate one or more refugees will be greatly appreciated.

Liverpool Echo, 14 October 1914.

Transcribed by Antoine Mignon 6ème2 et Marc Roberts 6ème1, élèves du lycée français Charles de Gaulle de Londres

British perceptions of Francophone refugees

Aisha Butt, Guillaume Lamorlette, Halima Mozid and Mehk Syed are A Level students at Newham Sixth Form College. We met on February 9, 2016 to discuss British perceptions of Francophone refugees. Dr Charlotte Faucher had selected four articles published in local British newspapers during the first few months of the First World War. The students decided to look at positive and negative depiction of refugees in these four pieces. Here are some of their conclusions.

Overpopulation and Francophone Refugees

According to Folkestone, Hythe, Sandgate and Cheriton Herald Folkestone was the second home of the French in 1914. It was an area of England over populated by French, Belgian refugees and over fifteen thousand New Army soldiers. The article is clear: this district is “abnormally populated”. Yet, what might have led to an accommodation crisis happened to have been a profitable situation for hotels in the Folkestone area. As the journalist explains: ‘some of the hotels have little to complain of in the amount of patronage which they have enjoyed during the past month or so…’.

Source: ‘Our populous district’, Folkestone, Hythe, Sandgate and Cheriton Herald, Saturday 26 September 1914

Economy and the Refugees

The press tells us of the complaints voiced by local traders: Belgian and French refugees working as tradesmen in Britain, they say, are very keen on trying to bring prices down. But the journalist refuses to take this negative stance further and reminds his readers that the refugees may have not been as well off as they appeared to be and that the custom of bargaining is something of their culture. The journalist goes on to explain that their expensive items of clothing, attractive and all, do not reflect the fact that they might be facing economic difficulties: ‘perhaps through the war their business is at a standstill, if not altogether ruined, and that they have to subsist for the present on their savings…. Therefore they are obliged to observe economy in their shopping.’

The situation is not unique to the Folkestone area: the journalist concludes: ‘as to the endeavour to beat tradespeople down in price, it is stated that many of the large West End business establishments in London are experiencing the same difficulty with Belgian and French refugees.’

Source: ‘Our Note Book’, Folkestone, Hythe, Sandgate and Cheriton Herald, Saturday 7 November 1914.

‘Belgian lads who are shirkers’

An Exeter and Plymouth Gazette journalist argues that some Belgian and French refugees should be in France fighting for their country instead of being in Britain. In a column entitled ‘Our London Letter’ published on Wednesday the 13 January 1915, the journalist says ‘we are rendering assistance to a great number of young Belgian lads who are shirkers, and who ought properly to be in the fighting line instead of walking about the streets of London with their hands in their pockets.’

The benefits of French refugees into Britain

There have been many benefits following the arrivals of French refugees to Britain in 1914, both for the refugees themselves as well as the British hosts. Refugees in Britain have brought with them trade skills, as we can see in ‘Our note book’ published in Folkestone, Hythe, Sandgate & Cheriton Herald on Saturday 7 November 1914. One main challenge for the French refugees in Britain was to find employment in Britain, as their businesses were on standstill in their native country due to the war. Also, the British have benefitted from the French entering Britain even though they may not admit it, as they have improved the UK’s economic and financial growth.

Another benefit for the French coming into Britain according to ‘Our London Letter’ published in Exeter and Plymouth Gazette on Wednesday 13 January 1915 was that refugee children were likely to become bilingual whilst staying in Britain. The press sheds a positive light on the opening of a dedicated Francophone school in London that we have discussed here in the blog. The journalist explains: ‘The little refugees will speedily pick up our language, but at present it would be almost useless for them to attend the ordinary Council schools.’ The paper also mentions the cases of ‘many Belgian boys and girls planted out north of the Tweed [who] are now talking in the broadest of broad Scotch.’

Source: ‘Our London Letter’, Exeter and Plymouth Gazette, Wednesday 13 January 1915. ‘Our Note Book’, Folkestone, Hythe, Sandgate and Cheriton Herald, Saturday 7 November 1914.