Pharmacie française tenue par un Allemand à Londres en 1915

Cet article date du 6 février 1915. Il a été publié pendant la première guerre mondiale dans La Chronique de Londres.  Le journaliste décrit le cas d’une pharmacie achetée par un Allemand. L’article exprime des opinions négatives sur les Allemands qui habitaient en Angleterre à cette époque.  Le journaliste explique que les clients londoniens, comprenant que le propriété de la pharmacie était allemand  « avaient déjà déserté sa boutique ».Cela montre le patriotisme contre les Allemands durant la Première Guerre Mondiale.

Mais, pour sauver sa pharmacie de la faillite et afin de cacher son identité à ses clients, le propriétaire allemand a décidé de mettre un panneau sur lequel on peut lire « pharmacie Française » !!

Le journaliste français déplore cette pratique : «  il serait cependant regrettable que  les bons Français, Anglais ou Belges, trompés par cette manœuvre de notre habile apothicaire, aillent porter leur argent dans la poche d’un Allemand au détriment des autres pharmacies des nations alliées. »

Le fait que le propriétaire soit un Allemand naturalisé Anglais ne change rien à l’opinion hostile du journaliste : « tout en étant naturalisé, notre nouvel Anglais est demeuré un vrai Allemand qui ne se gène pas, suivant les circonstances, de souhaiter ou d’annoncer la victoire de Guillaume. »

En 1914-1918, la guerre se joue aussi parmi les professions médicales.

Billet rédigé par Mehk Syed, élève au  Newham Sixth Form College.

Les femmes et La Croix Rouge Française de Londres

Madame Blanche MARCHESI travaille pour la Croix Rouge Française. Celle-ci aide des soldats blessés en leurs fournissant des habits que des gens donnent à la charité. Madame Marchesi est une volontaire c’est-à-dire qu’elle travaille gratuitement. Elle accepte de tout pour les soldats pourvu que ce soit de la laine, vielles robes, couvertures…  Elle les nettoie et les transforme : vielles chaussures pour hommes sont réparées, ressemelées et recouvert de clous. Tout est utilisé pour le bien des soldats jupons… tout sert !

Source:  La Chronique  de Londres, 13 Février 1915    
Billet rédigé par Camille Orr, élève de 6ème au lycée français Charles de Gaulle de Londres.

L’ école de l’église protestante de Soho pendant la Guerre

Cet article provenant du numéro 832 de la Chronique de Londres, publié le 6 mars 1915. C’est une annonce pour une petite école protestante se trouvant au 16 et 17 Noel street, Wardour street, W, Londres. Elle comporte 6 classes. Pour accepter de nouveaux élèves dans leur établissement, l’église a un ordre de préséance : elle accepte en premier lieu les enfants des membres de l’église protestante à Londres ; en deuxième les enfants dont un (ou deux ) parent(s) est de nationalité françaises ; en troisième les enfants des membres des églises protestantes londoniennes dont le service est fait en français (les Belges par exemple); enfin, il est dit que les autres enfants peuvent etre admis – mais seulement sur décision des Trustrees . L’on donne ensuite des détails sur les rentrées de classe, les heures de cours et les jours de congés.

eglise protestante

Le  reste de l’article donne des informations sur l’église protestante qui dirige l’école et qui se situe au 8 et 9 Soho Square. Cette église existe toujours au même endroit.

Billet rédigé par Marc Roberts 6ème1 au lycée français Charles de Gaulle à Londres.

Publicité dans la presse francaise publiée en Angleterre: ‘Franco-British Messageries Ltd’

Sur cette publicité publiée dans La Chronique de Londres en 1916, nous pouvons voir un homme du coté anglais de la Manche qui tient un paquet et semble vouloir le donner aux Français, plus précisément à une Française. Cette image montre que les affaires et le commerce continuent même pendant la guerre.franco-british messageries publicité
Cette publicité incite les gens à utiliser la société car la compagnie continue à exercer ses fonctions malgré les combats. On peut aussi penser que la publicité fait croire aux potentiel-les client-es britanniques que l’entreprise Franco-British Messageries Ltd aide les Français (en leur donnant des colis qui contiennent, qui sait, des ressources pour vivre). Cependant, l’entreprise exerce ses fonctions dans tout l’Europe, même dans les pays  ennemis: on peut remarquer en bas de l’annonce qu’elle possède des bureaux à Berlin. Cela voudrait-il dire que l’entreprise est neutre et ne travaille que pour amasser de l’argent, au-delà des différends  qui opposent alors les nations ?

Mais la présence d’agences à Bale, Berlin et Bruxelles suggère aussi peut-etre que les relations Franco-britanniques ne peuvent se comprendre sans considérer l’influence de la Belgique, de la Suisse et de l’Allemagne sur lesdites relations.

Billet rédigé par Antoine Mignon, élève de 6ème au lycée francais Charles de Gaulle de Londres.

La création des lycées français de Londres en Janvier 1915

 

En couverture de La Chronique de Londres du samedi  23 Janvier 1915, Maurice Froyez consacre un article aux lycées français de Londres dont la création a été achevée cette semaine-là.

lycee francais creation Chronique 23 Jan 1915

Le journaliste précise la fonction de ces établissements : « Il donne l’instruction française aux fils de nos compatriotes, résidant loin de la mère patrie, afin de les préparer aux examens indispensables pour les différents  Mandarinades  (sic) dont le baccalauréat est la clé de notre pays. Sans cet établissement secondaire, les parents se trouveraient dans la nécessité de soit d’envoyer leurs enfants au collège loin d’eux sur le continent, soit de négliger l’éducation qu’ils ont à cœur  de leur donner. » Ce paragraphe nous informe que les Français peuvent être instruits dans l’établissement pour être préparés au baccalauréat. Surtout, le lycée est décrit comme un pont entre la France et l’Angleterre « depuis trop longtemps séparés par des malentendus séculaires. » Plus loin, le journaliste déclare : «  le lycée français aidera plus que tout autre [activité] à cette œuvre de rapprochement, » dans la droite lignée de l’Entente Cordiale, mise en place par Paul Cambon, qui est remercié à ce propos dans l’article.

Maurice Foyez explique aussi dans un autre paragraphe que l’établissement n’est pas réservé aux francophones : « Un Lycée Français assure également sur place aux fils d’étrangers une plus parfaite connaissance de notre langue et de notre domaine intellectuel ; il leur donne la curiosité de notre littérature et de nos sciences. »

« les Français ont une déplorable habitude surtout à l’étranger (nous sommes entre nous je puis bien le dire) c’est celle de ne pas vouloir se sentir les coudes (sic) ; chacun veut tirer la couverture de son côté, sans s’occuper du voisin, dont il se méfie d’avance… C’est un fait que j’ai été trop souvent amené à constater »

Puis, le journal dit que la création fut financièrement difficile ; il fallut, de plus, trouver un local approprié pour accueillir les élèves. Ce fut un défi d’autant plus grand que, selon Froyez, « les Français ont une déplorable habitude surtout à l’étranger (nous sommes entre nous je puis bien le dire) c’est celle de ne pas vouloir se sentir les coudes (sic) ; chacun veut tirer la couverture de son côté, sans s’occuper du voisin, dont il se méfie d’avance… C’est un fait que j’ai été trop souvent amené à constater » En lisant cette dernière phrase, j’ai pensé que les auteurs d’articles de ces temps-là  donnaient leur avis sur les choses alors que dans nos jours la presse est moins incisive. Le journaliste continue son analyse et reconnait l’importance des Anglais qui aident à pérenniser les institutions françaises : « Les œuvres intellectuelles françaises ne pourraient guère vivre en dehors de la métropole si elles n’étaient soutenues que par nos compatriotes. »

Billet rédigé par Martin de Montille, élève de 6ème au lycée français Charles de Gaulle de Londres

Adverts in the Francophone press published in London during the First World War

Adverts in 1915 were used differently to how they are used in today’s newspapers. One massive difference is how one page included a variety of adverts. The adverts were very different from each other: we see adverts about dentists to the ones about alcohol. Based on what we can observe in La Chronique de Londres, the majority of articles were about cigarettes and alcohol. One can imagine that the pressure  from the war pushed Londoners to consume more tobacco and spirits hence why adverts of that type were mostly present. But before the war, tobacco, wine and spirits were products imported from and associated with France. According to the newspapers we’ve looked at, this remained the case during the war.

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Most adverts contained a lot of writing but had different fonts, which might have been used to attract the readers’ attention. Here is an example from La Chronique de Londres:

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Finally, we discovered well-known brands in the pages of La Chronique.  Below, we see the famous brand that is still very known till today: Nestlé. As we can see at the bottom, the logo is extremely visible; it is the biggest on the page, putting emphasis on the importance of milk. The complexity of the design (compared to the other ads) also suggests that Nestlé had more money to invest in marketing than the other brands advertised in this page.

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Post written by Halima and Aisha, students at Newham Sixth Form College.

 

The Rescue Of French And Belgian Refugees – January 1915

Gold Medal for Captain of the Queen

The French government, says a Reuter’s Boulogne telegram, has awarded a gold medal to Captain Robert Edward Carey, of the South Eastern and Chatham Railway Company’s turbine steamer, The Queen,  in recognition of his prompt and timely rescue of over 1,900 French and Belgian Refugees in the Straits of Dover on October 26th. The refugees for the most part woman and children, were on their way to Havre on the French steamer Amiral Ganteaume when the vessel was torpedoed off Cape Grisnez by a German submarine. The sea was rough at the time, and much credit was due to Captain Carey and his crew for the admirable manner in which they effected the rescue.

Nottingham Evening Post, 28 January 1915

En 1914, l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo déclenche la Première Guerre mondiale. Elle est totale, toute la population est mobilisée. C’est pour cela qu’une partie des civils, notamment des enfants et des femmes, tentent d’échapper aux horreurs de la Guerre, en immigrant vers des pays moins exposés à la violence, comme le Royaume-Uni, protégé par la Manche.

Le voyage n’était pas sans danger. Les navires transportant les réfugiés n’étaient pas épargnés par les soumarins ennemis, qui n’ont, par exemple, pas hésité a torpiller “Amiral Ganteaume”, comme nous pouvons le voir dans cet article.

Aujourd’hui, environ un siècle apres cet incident, des accidents du même style se déroulent encore. Les victimes ne sont plus des Européens, mais surtout des Africains Mais que ce soit des Francais lors en 1914-1918, ou des Africains aujourd’hui, tous cherchent a trouver un lieu ou ils pourraient avoir une meilleur vie. Mais aujourd’hui, le fait de chercher un refuge n’est pas aussi bien vu qu’autrefois. Les réfugiés de Syrie sont en effet, à leur arrivée en Europe, discriminé.es et enfermé.es dans des camps d’immigration. Cela nous montre comment la société a changé en 100 ans, et comment les pays européens jugent les pays en difficultés.

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Ces immigrations modernes sont décrites dans plusieurs livres, dont Eldorado (2006) de Laurent Gaudé. Soleiman, le personnage principal, de Libye, tente de trouver son “Eldorado” en Espagne, pendant que Salvatore Piracci, un commandant de marine qui surveille la cote italienne pour gueter les bateaux de migrants et de réfugiés, decide d’aller jusqu’en Libye pour trouver des anciens ennemis. Leurs destins se croiseront.
Billet rédigé par Juliette Hammer, Léonie et Enora, éleves de Seconde au Lycée francais Charles de Gaulle de Londres