Les Françaises et la Première Guerre Mondiale

La guerre a affecté beaucoup de personnes. Les hommes entre 18 et 45 ans devaient partir au front ! Cela laissait le pouvoir aux femmes et aux hommes qui avaient plus de 45 ans. Dans la campagne les femmes labourent, font des récoltes et les organisent. Sur les champs de bataille, les femmes travaillent en tant qu’infirmières.

 

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La Chronique de Londres, 23 janvier 1915.

Des marraines de guerre écrivent des lettres et envoient des colis aux soldats du front. Aussi, les femmes dans la ville remplacent les hommes dans de nombreux travaux: dans les usines elles fabriquent des armes, des obus…

« Debout, femmes française, jeunes enfants filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont au champs de batailles. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l’action ! A l’œuvre !
Il y aura demain de la gloire pour tout le monde ».

René Viviani Magazine de la Grande Guerre

« L’ouvrière, toujours debout, saisit l’obus, le porte sur l’appareil dont elle soulève la partie supérieure. L’engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions (c’est le but de l’opération), relève la cloche, prend l’obus et le dépose à gauche.
Chaque obus pèse sept kilos. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre ses mains. Comme elle doit soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg.
Au bout de 3/4 d’heure, je me suis avouée vaincue.
J’ai vu ma compagne toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, poursuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a donc soulevé un fardeau de 7 millions de kilos.
Arrivée fraîche et forte à l’usine, elle a perdu ses belles couleurs et n’est plus qu’une mince fillette épuisée.
Je la regarde avec stupeur et ces mots résonnent dans ma tête : 35 000 kg ».

Marcel Capy Magazine de la Grande Guerre

 

 Article rédigé par Marianne Rossano, élève de sixième au lycée français Charles de Gaulle de Londres.

 

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