The Rescue Of French And Belgian Refugees – January 1915

Gold Medal for Captain of the Queen

The French government, says a Reuter’s Boulogne telegram, has awarded a gold medal to Captain Robert Edward Carey, of the South Eastern and Chatham Railway Company’s turbine steamer, The Queen,  in recognition of his prompt and timely rescue of over 1,900 French and Belgian Refugees in the Straits of Dover on October 26th. The refugees for the most part woman and children, were on their way to Havre on the French steamer Amiral Ganteaume when the vessel was torpedoed off Cape Grisnez by a German submarine. The sea was rough at the time, and much credit was due to Captain Carey and his crew for the admirable manner in which they effected the rescue.

Nottingham Evening Post, 28 January 1915

En 1914, l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo déclenche la Première Guerre mondiale. Elle est totale, toute la population est mobilisée. C’est pour cela qu’une partie des civils, notamment des enfants et des femmes, tentent d’échapper aux horreurs de la Guerre, en immigrant vers des pays moins exposés à la violence, comme le Royaume-Uni, protégé par la Manche.

Le voyage n’était pas sans danger. Les navires transportant les réfugiés n’étaient pas épargnés par les soumarins ennemis, qui n’ont, par exemple, pas hésité a torpiller “Amiral Ganteaume”, comme nous pouvons le voir dans cet article.

Aujourd’hui, environ un siècle apres cet incident, des accidents du même style se déroulent encore. Les victimes ne sont plus des Européens, mais surtout des Africains Mais que ce soit des Francais lors en 1914-1918, ou des Africains aujourd’hui, tous cherchent a trouver un lieu ou ils pourraient avoir une meilleur vie. Mais aujourd’hui, le fait de chercher un refuge n’est pas aussi bien vu qu’autrefois. Les réfugiés de Syrie sont en effet, à leur arrivée en Europe, discriminé.es et enfermé.es dans des camps d’immigration. Cela nous montre comment la société a changé en 100 ans, et comment les pays européens jugent les pays en difficultés.

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Ces immigrations modernes sont décrites dans plusieurs livres, dont Eldorado (2006) de Laurent Gaudé. Soleiman, le personnage principal, de Libye, tente de trouver son “Eldorado” en Espagne, pendant que Salvatore Piracci, un commandant de marine qui surveille la cote italienne pour gueter les bateaux de migrants et de réfugiés, decide d’aller jusqu’en Libye pour trouver des anciens ennemis. Leurs destins se croiseront.
Billet rédigé par Juliette Hammer, Léonie et Enora, éleves de Seconde au Lycée francais Charles de Gaulle de Londres
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Les Françaises et la Première Guerre Mondiale

La guerre a affecté beaucoup de personnes. Les hommes entre 18 et 45 ans devaient partir au front ! Cela laissait le pouvoir aux femmes et aux hommes qui avaient plus de 45 ans. Dans la campagne les femmes labourent, font des récoltes et les organisent. Sur les champs de bataille, les femmes travaillent en tant qu’infirmières.

 

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La Chronique de Londres, 23 janvier 1915.

Des marraines de guerre écrivent des lettres et envoient des colis aux soldats du front. Aussi, les femmes dans la ville remplacent les hommes dans de nombreux travaux: dans les usines elles fabriquent des armes, des obus…

« Debout, femmes française, jeunes enfants filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont au champs de batailles. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l’action ! A l’œuvre !
Il y aura demain de la gloire pour tout le monde ».

René Viviani Magazine de la Grande Guerre

« L’ouvrière, toujours debout, saisit l’obus, le porte sur l’appareil dont elle soulève la partie supérieure. L’engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions (c’est le but de l’opération), relève la cloche, prend l’obus et le dépose à gauche.
Chaque obus pèse sept kilos. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre ses mains. Comme elle doit soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg.
Au bout de 3/4 d’heure, je me suis avouée vaincue.
J’ai vu ma compagne toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, poursuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a donc soulevé un fardeau de 7 millions de kilos.
Arrivée fraîche et forte à l’usine, elle a perdu ses belles couleurs et n’est plus qu’une mince fillette épuisée.
Je la regarde avec stupeur et ces mots résonnent dans ma tête : 35 000 kg ».

Marcel Capy Magazine de la Grande Guerre

 

 Article rédigé par Marianne Rossano, élève de sixième au lycée français Charles de Gaulle de Londres.

 

La Marseillaise (Le Cri de Londres, 22 août 1914)

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REFRAIN

 

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur…
Abreuve nos sillons !

COUPLETS

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes

REFRAIN

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

REFRAIN

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

REFRAIN

 

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produira de nouveaux
Contre vous tout prêt à se battre.

 

REFRAIN

Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s’armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

REFRAIN

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

REFRAIN

COUPLET DES ENFANTS

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.

REFRAIN

 

 

sources:Le Cri De Londres, 22 août 1914 et le site de l’Assemblée Nationale.