An analysis of the Cri de Londres’s first issue.

Juliette Hammer, Enora Marion and Tristan Charmouille team up to analyse the editorial of the Cri de Londres’s first issue.

In this first issue of Le Cri de Londrespublished on the 17th august 1914, its editor-in-chief Joseph Coudurier De Chassaigne outlines the function he attributes to the paper.

He explains that Germany propagates a politic of lies: “The Kaiser tried to conquer by trickery, before brutal violence”. Therefore, Le cri de Londres’ main role is to deliver the man-in-the-street from those lies. However, at that time, the censorship law had already been voted, so publishing the complete truth was going to be more difficult than Coudurier De Chassaigne wants us to believe.

In this article, the Germans are referred to with pejorative terms; for example “Fight against the other German danger”. This is a typical World War I Entente Power’s propaganda.

Coudurier De Chassaigne adds that even though not every French London is able to join the French army, the French people who remain in London can unite and fight a different fight: that of truth and national unity. One of the paper’s roles is to unite all the French people left behind in Britain.

Belgian soldiers at the London French hospital in 1914

 

FRENCH HOSPITAL IN LONDON

In November 1914, the duchess of Vendome went to visit Belgian soldiers at the French hospital (in London). She was received by Mr Arthur ***, President of the hospital Committee. She spent time with the wounded and asked them about their experiences on the battle grounds. The soldiers were also visited by the prince Leopold of Belgium, princess Clementine, prince Victor-Napoleon, the duchess of Choiseul-Praslin and of the princess of Monaco. The French hospital received generous amounts of money, cigarettes, fruit and clothes. Some of the donators were: the prince Leopold of Belgium, the princess of Monaco and Mrs Hungerford of Mackay.

 

French hospital opened in 1867 on Shaftesbury Avenue. Even today, the words ‘Dispensaire francais’ are still on the facade. Photo taken in July 2013 by Charlotte Faucher.

HOPITAL ET DISPENSAIRE   FRANÇAIS

La Duchesse de Vendôme a rendu visite à l’Hôpital Français (à Londres) aux soldats Belges blessés en Novembre 1914. Elle fut reçue par M. Arthur *** Président du Comité de l’Hôpital. Elle s’entretint avec les blessés, intriguée sur leur santé et les interrogeant sur leurs blessures reçues sur le champ de bataille. Les soldats ont aussi eu la visite du prince Léopold de Belgique, de la princesse Clémentine, du prince Victor-Napoléon, de la duchesse de Choiseul- Praslin et de la princesse de Monaco. L’Hôpital Français reçut de l’argent, des cigarettes, des fruits et des habits. Parmi les donateurs, on comptait le prince Léopold de Belgique, la princesse de Monaco et Mme Hungerford de Mackay.

 

Bilingual blog posts written by Camille Orr, pupil at the London French lycée Charles de Gaulle.

Source: La Chronique de Londres, 7 November 1914.

Les Petites annonces du Cri de Londres: regard sur les magasins de la communauté française pendant la Première Guerre Mondiale

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Transcription par Antoine Carton, elève de 6ème au lycée français Charles de Gaulle. 
Source: Le Cri de Londres, journal français publié à Londres (1914)

 

 

Les origines du Lycée Français Charles de Gaulle

 

Jaques Pierre Brissot a formulé la première idée de ce qu’il appelle « lycée » en 1783. Mais cela n’a aucun rapport avec la conception du lycée aujourd’hui : il conçoit ce ‘lycée’ comme un cercle intellectuel international et universel. On retrouve ici l’influence de la philosophie de Lumières ainsi que la conception aristotélicienne du lycée.

L’élément qui enclenchera la construction d’un véritable lycée (école secondaire) est en fait la Première Guerre Mondiale.

Le Lycée Français Charles de Gaulle fut créé en 1915, pour les immigrants français vivant à Londres et pour les réfugiés belges (et dans une moindres mesure français) qui fuyaient l’invasion de l’armée allemande.

Avant la Première Guerre Mondiale, les nombreux débats et tentatives de la création d’une éducation française à Londres échouent tous les uns après les autres. Lorsque la guerre commence, Marie Bohn (née Orliac) écrit à Paul Cambon, alors ambassadeur de France en Angleterre en disant :

« ll y a à Londres en ce moment beaucoup de familles belges et françaises dont les enfants ne peuvent continuer les études soit à cause du prix des écoles anglaises, soit à cause des difficultés d’un enseignement donné en langue étrangère. »

Et c’est donc le 18 janvier 1915 sans avoir donné l’information au Ministère des Affaires Etrangères qu’ouvrent les écoles françaises de Londres (lycée des garçons et lycée des filles) dans le quartier de Victoria, dans les maisons prêtées par Norman Grosvenor au 15-17 Buckingham Palace Gardens.

La vie dans les lycées

Avoir une place au lycée était gratuit en 1915 pour les réfugiés dont les pères étaient engagés dans la guerre au côté de la Triple Alliance. Pour les autres, les tarifs sont les suivants : de 4 à 6 livres sterling par trimestre pour l’école des garçons et 4 livres sterling pour les filles. A ce moment-là, ce sont Marie Orliac et une professeure anglaise qui sont directrices de l’école des filles et c’est Henri Jaques Proumen (1879 – 1962), un réfugié Belge qui dirige le lycée de garçons.

Pendant cette période, pour les 15 à 18 ans (appelés alors le deuxième cycle) ont quatre sélections :

La section A : latin-grec

La section B : latin langues vivantes

La section C : latin-sciences

La section D : sciences-langues vivantes

 

Sources :

Charlotte Faucher, Olivier Rauch, Floriane Zuniga et Eric Simon, Le Lycée Français Charles de Gaulle de Londres, 1915-2015, Association des Anciens Elèves du lycée Charles de Gaulle de Londres, London, 2015. ISBN 978-0-9930977-0-6

 

Texte écrit par Martin de Montille, éleve de 6eme du lycée Francais Charles de Gaulle.

 

Joseph Coudurier de Chassaigne (1878-1961)

Joseph Coudurier de Chassaigne est venu à Londres de 1903 à 1920 en tant que correspondant du Figaro à Londres et vient enseigner le français aux enfants d’une école de Kentish Town. Pendant ce temps, il collabora avec de nombreux journaux anglais comme le Daily-Mail, le Sunday Times et d’autres. A partir du 17 aout 1914, il créa le CRI DE LONDRES et en fut le rédacteur en chef. Parallèlement, il écrivit le livre «Les Trois Chamberlain : Une famille de grands Parlementaires anglais »en 1939. Il participa aussi à «  The Musical Duke » avec Maurice Froyez le 10 juin 1912.

 

 

 

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Froyez

http://data.bnf.fr/13578075/joseph_coudurier_de_chassaigne/

http://www.medias19.org/index.php?id=16465http://www.lillustration.com/C_a108.html

Orme, Michael [Alice Grein]. J. T. Grein: The Story of a Pioneer. London: John Murray, 1936.

 

Ecrit par Antoine Mignon, élève de 6ème au lycée Français Charles de Gaulle

Les Français au Royaume Uni : perspective historique

Depuis environ un Millénaire, le Royaume-Uni a été extrêmement proche de la France diplomatiquement. La conquête du royaume en 1066 par le futur Guillaume 1er d’Angleterre, duc de Normandie, fut le début d’une longue migration de Français vers les iles britanniques.

Aujourd’hui, plus de 300 000 Français vivent au Royaume-Uni, majoritairement à Londres, qui compte environ 250 000 habitants francais.

Voici un court résumé des moments ou les Francais arrivent en Angleterre.

En 1066, des Normands s’installent en Angleterre après la conquête du territoire.

De 1685 à 1700, plus de 100 000 francais protestants (les Huguenots), persécutés par les catholiques et Louis XIV, s’enfuient de la France en Angleterre et Irlande, surtout dans les villes de Londres, Canterbury et Dublin, ainsi que plusieurs villes au sud du Royaume-Uni. En tant qu’immigrés, ils n’avaient pas le droit d’hériter des terres et devaient payer des impôts deux fois plus chers.

De 1780 à 1800, l’aristocratie et les catholiques se réfugient en Angleterre, lors de la révolution Française.

De 1914 à 1918, 250,000 réfugiés belges arrivent en Angleterre, lors de la Première Guerre mondiale. Les historien.ne.s ne savent pas (encore) combien de Français s’exilent dans les Iles britanniques à cette période.

De 1939 à 1945, plus de 100 000 réfugiés, dont des Français et des Belges, migrent en Angleterre. La plupart rentreront dans leur pays natal à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1 - Protestand and Catholic french churches in London.jpg

Les églises catholiques et protestantes de Londres (Soho), The Graphic, December 1922.

Sources :

http://refugeeweek.org.uk/wp-content/uploads/2015/10/HistoryofContributions.pdf

http://www.editionsbibliomane.com/collections/les-francais-a-londres/

Martyn Cornick, Debra Kelly (eds.) A History of the French in London: Liberty, Equality, Opportunity, London, Institute of Historical Research, 2013

Article rédigé par Juliette Hammer, Enora Marion et Tristan Charmaille, élèves de seconde au lycée francais Charles de Gaulle.

First issue of Le Cri de Londres (17 August 1914): Editorial

NOS AMIS

LE CRI DE LONDRES est un organe de combat.

Il n’est pas donne à tous les Français de pouvoir aller se battre à la frontière.

Ceux qui restent par force à l’endroit où les a placés la Destinée, ont donc le devoir de s’unir, d’un même cœur, pour lutter contre l’autre péril allemand—-et non le moins dangereux—celui qui, lentement, patiemment, et sûrement, sape les bases de la vie économique, sociale et même politique des pays, que le Kaiser a essayé de conquérir par la ruse, avant la force brutale.

Aux campagnes de mensonges, qui reprennent, de plus belle depuis que l’Europe a laissé éclater son indignation en présence des actes barbares dont se sont rendus coupables les soldats du Kaiser, il faut répondre par l’exposé des faits.

Notre seule arme est la Véritê [sic].

C’est pourquoi LE CRI DE LONDRES accomplira sans peur et dans toute la mesure de ses forces, hélas ! trop modeste, l’ɶuvre qu’il s’est fixée.

J. COUDURIER DE CHASSAIGNE,

Rédacteur en Chef.

VICTOR NIOX,

Administrateur.

Editorial transcribed by Antoine Mignon, lycée Francais Charles de Gaulle de Londres